Alentours

Les Ardennes luxembourgeoises

       

Hauts plateaux aux champs étendus, roches schisteuses, vallées aux pentes raides, qui s’habillent de toutes les couleurs en automne et qui se garnissent de genêt au printemps. C’est la vue qui se présente à celui qui entre dans les Ardennes luxembourgeoises. Une fois franchi la porte des Ardennes soit du côté d’Ettelbruck ou de Diekirch, soit en passant les frontières belges ou allemandes au Nord du pays, ce sont les nombreux châteaux-forts qui donnent l’impression de vous enfermer dans un autre monde. Outre le château de Bourscheid on peut également visiter Vianden, un autre des plus beaux châteaux féodaux à l’ouest du “Rhin“. Les Ardennes luxembourgeoises, c’est aussi la région de deux parcs naturels, celui du Lac de la Haute-Sûre et celui de la Vallée de l’Our ainsi que du barrage de la Haute-Sûre à Esch/sur/Sûre.

 

 
Le château de Bourscheid

 

             

Le château-fort de Bourscheid est situé sur un promontoire escarpé, accessible uniquement du nord-ouest, surplombant la rive droite de la rivière “Sûre%u201D de 150 m, à une altitude de 360 à 380 m au-dessus du niveau de la mer. Ce manoir, muni de 11 tours, d’une longueur de 151 m et d’une largeur de 53 m, occupait une surface de 12.000 m2.

Le noyau du château-fort fut construit vers l’an 1000, lorsque le fortin en bois existant à cet emplacement fut transformé en château-fort de pierres. Les fouilles archéologiques ont révélé des structures ottoniennes, carolingiennes, mérovingiennes, même romaines. Au début, la place près du beffroi, avec le palais et la chapelle, située à un niveau plus bas, était entourée d’une enceinte garnie d’au moins 4 tours. De cette première construction d’époque romano-gothique ne subsitent plus que le beffroi et le mur d’enceinte intérieur. A relever dans les murs de cette partie du château les nombreux ornements architecturaux sous forme “d’arêtes de poisson“.

Le grand mur d’enceinte fut mis en chantier vers l’an 1350 et achevé peu avant 1384, année de construction de la maison de Stolzembourg dans la partie inférieure du château. Ce n’est que 1477 que fut construite l’actuelle basse-cour, avec un portail, un bastillon d’artillerie, un fossé flanqué de 4 tours, interdisant ainsi l’accès au château supérieur.

Hélas, dès 1512, année de la mort du dernier seigneur de la famille des Bourscheid, décédé sans laisser de postérité, le château commença à tomber en ruines. Au château supérieur, les héritiers aménageaient 2 corps de logis, des deux côtés du palais, dont l’un fut déjà abandonné en 1626, et l’autre habité seulement passagèrement. Les seigneurs préféraient des châteaux en plaine aux inaccessibles forteresses médiévales.

Néanmoins, vers 1650, la chapelle fut agrandie et munie de deux autels. La maison de Stolzembourg fut reconstruite en 1765, à une époque ou la chapelle et le palais du château supérieur commençaient à tomber en ruines. La conquête du Duché de Luxembourg par les troupes de la France révolutionnaire en 1794-1795 mit fin à l’époque féodale. Dès 1802, les archives de Bourscheid furent transportés à Gemünden (D-Hunsrück), en 1803 le dernier régisseur quitte le manoir. Ce ne fut qu’en 1972 que l’Etat luxembourgeois acquit les ruines, après les avoir classées monument historique en 1936. Depuis lors la maison de Stolzembourg et l’habitation pour le gardien ont été reconstruites entièrement, des travaux de consolidation sont entrepris en permanence à plusieurs endroits.

 
Les environs

Les plus beaux châteaux-forts du Grand-Duché de Luxembourg comme

      Vianden            Clervaux  

se trouvent dans les environs directes de Bourscheid. Les localités de Troisvierges et de Hachiville se vantent d’autels des plus grands maîtres flamands. Le château de Clervaux avait été également choisi par le célèbre photographe américano/luxembourgeois Edward Steichen pour abriter définitivement l’extraordinaire exposition.

   

Diekirch

       

et  Wiltz 

 

sont des cités brassicoles pleines de charmes

et la zone piétonne d’Ettelbruck représente un lieu idéal pour un agréable “shopping“.